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Pierre Rabhi "La De-croissance"

La France se dote d’une stratégie nationale contre les perturbateurs endocriniens

La France se dote d’une stratégie nationale contre les
perturbateurs endocriniens
JIM 2 mai 2014 1908 vues 4 étoiles


Paris, le vendredi 2 mai 2014 - Les dossiers environnementaux semblaient l'une des priorités du
quinquennat de François Hollande en ses débuts. Une Conférence environnementale avait
notamment été organisée en septembre 2012 sous le feu des médias, mais déjà les déceptions
pointaient. Nombre de sujets ne paraissaient en effet pas devoir être abordés de façon aussi
pointue que certaines associations l'espéraient. Ce désappointement concernait notamment
ceux qui militent de façon active contre les perturbateurs endocriniens, en dépit de l'extrême
complexité de ce sujet. L'année 2013 donna raison à leur ressentiment : la stratégie nationale
contre les perturbateurs endocriniens annoncée ne vit pas le jour. Mais, alors qu'on ne l'attendait
plus, Ségolène Royale a dévoilé mardi les principaux axes de ce programme.
Tickets thermiques : appel à la bonne volonté
Le ministre de l'Ecologie s'est tout d'abord concentré sur trois annonces dont deux intéresseront particulièrement les pharmaciens
d'officine. Ségolène Royal souhaite en effet que la France devance l'Europe en ce qui concerne l'élimination du bisphénol A dans
les tickets thermiques. Face à la lenteur de l'Europe sur ce dossier, le ministre de l'Ecologie souhaite que sans attendre la fin 2015
les « entreprises de distribution et grande distribution et les banques puissent s'engager de façon volontaire dans la suppression
du bisphénol A dans leur tickets de caisse ». Sachant que la manipulation de tickets thermiques est constante dans les officines,
cette annonce devrait avoir un impact certain en leur sein.
Que les remplaçants ne soient pas pire que les précédents
La question des perturbateurs endocriniens intéresse également particulièrement les pharmaciens d'officine en raison de leur
présence dans nombre de produits pharmaceutiques et cosmétiques. A cet égard, on retiendra que parmi les trois annonces
phares du ministre de l'Ecologie, figure son souhait de voir cinq nouvelles substances expertisées en 2014 par l'Agence nationale
de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES). Dans cette liste, on compte les méthylparabènes
et le BHA, que l'on trouve souvent dans certains produits pharmaceutiques et cosmétiques et qui sont soupçonnés d'être des
perturbateurs des hormones sexuelles et d'avoir de ce fait des conséquences sur la fertilité. Les autres substances qui sont dans
la visée de l'ANSES sont les composés de l'acide orthoborique, mais aussi le DINCH et le DEHTP substances utilisées en
remplacement de phtalates dont l'innocuité doit être vérifiée.
Même face aux perturbateurs endocriniens : pas d'écologie punitive
Outre ces annonces phares (qui prévoient également un meilleur contrôle de la présence de phtalates dans les jouets), la
stratégie nationale s'articule autour de cinq axes. Le ministère de l'Ecologie souhaite tout d'abord apporter un plus grand soutien à
la recherche en ce qui concerne la connaissance des perturbateurs endocriniens et leurs effets supposés sur la santé et propose
pour ce faire de mettre en place une plateforme public/privé, tandis qu'un renforcement de l'expertise, nous l'avons déjà évoqué,
est également prévu tant par l'ANSES que par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). L'accent est également mis
sur « l'innovation dans l'industrie », afin de développer des substances de remplacement. A cet égard, Ségolène Royale a une
nouvelle fois illustré son refus d'une écologie uniquement perçue comme punitive. « Il faut que les industriels français maîtrisent
les brevets de ces technologies qui finiront, de toute façon, par s'imposer (…). Il faut voir dans cette stratégie une source de
progrès et de compétitivité, pas une contrainte » a-t-elle exhorté.
Interdiction de produits perturbés : la France prête à prendre les devants (en dépit de mauvaises expériences)
Par ailleurs, la stratégie veut « faire de la France un pays moteur » dans ce domaine, comme il a déjà pu l'être à propos de la
restriction d'utilisation du bisphénol A. La stratégie nationale prévoit ainsi que la France puisse prendre les devants. Par exemple,
concernant les produits cosmétiques, il est précisé que si un risque pour la santé humaine est identifié, l'ANSM prendra des
mesures comme des décisions de suspension ou retrait du marché, des restrictions d'utilisation des produits ou des
recommandations pour les consommateurs (…) puis en informera la Commission européenne pour harmonisation communautaire
(quitte à se faire retoquer, comme cela a pu être le cas pour l'interdiction de médicaments !). Au-delà des frontières de l'hexagone,
plusieurs états européens pressent l'Europe pour qu'elle adopte plus rapidement une politique plus cohérente en la matière en
commençant tout d'abord par l'élaboration de définitions claires des perturbateurs endocriniens. Enfin, la stratégie nationale
prévoit une meilleure information des citoyens, souvent perdus face à des éléments contradictoires.
Bisphénol A : le changement, c'est pour quand ?
Cette stratégie nationale a su satisfaire la plupart des associations écologistes militant dans ce domaine. « Le texte (…) intègre
des points essentiels des demandes des ONG sur les perturbateurs endocriniens (PE) telles que la prise en compte d'un
nécessaire « changement de paradigme » scientifique pour leur étude, la non prise en compte de la notion de puissance dans la
définition des PE, la création d'une classe de substances PE divisée en 3 catégories (avérés, présumés, suspectés) avec un
objectif d'exclusion des substances entrant dans les 2 premières catégories, la prise en compte des impacts des PE sur la
biodiversité, la nécessité de réduire l'exposition des populations aux PE et de la documenter, ce dont nous nous félicitons », a par
exemple remarqué François Veillerette, Porte-parole de Générations Futures.Actu environnement. On notera cependant que
malgré l'attention portée aux suggestions des organisations, la stratégie n'exclut pas qu'il puisse y avoir des situations dans
laquelle des suspensions ne s'imposeront pas. « Ces analyses peuvent par ailleurs conclure que les risques sont maîtrisés et
qu'aucune mesure réglementaire n'est nécessaire » rappelle-t-on par exemple en conclusion de l'énumération des mesures qui
peuvent être prises à l'issue de l'expertise des substances. Satisfaites, les associations savent néanmoins qu'elles devront se
montrer vigilantes quant à l'application des annonces présentées. Aujourd'hui en effet les décrets d'application de la loi de 2012
interdisant le bisphénol A dans les contenants alimentaires et dans tous les dispositifs médicaux à destination des femmes
enceintes et des nourrissons en 2015 se font toujours attendre. Ségolène Royale a promis que cette lacune allait être
prochainement corrigée.
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